Témoignage

Manufacture FUU : apprendre les métiers du vapotage grâce à l’alternance

Avec le Forco le 09 octobre 2018

Aromaticien, graphiste, vendeur conseil en e-cigarette, technicien SAV, commercial export… Les métiers de la cigarette électronique sont porteurs de débouchés accessibles par l’alternance. Témoignage de la manufacture parisienne FUU.

 

Dès que l’on pénètre dans la manufacture FUU, une palette d’arômes caramélisés et fruités vous saute au nez ! On comprend aisément « la bonne ambiance » qui règne chez ce fabricant français de liquides et de cigarettes électroniques, situé dans le 19ème arrondissement de Paris, dont la moyenne d’âge des salariés est inférieure à 30 ans.

 

Aucun abandon

Jean LORCY, l’un des deux dirigeants de cette usine aux allures de start-up, s’en félicite : « Les jeunes aiment travailler chez nous et depuis que nous embauchons en apprentissage et en contrat de professionnalisation, on ne déplore aucun abandon. »

Les deux dirigeants ont attendu que leur entreprise soit suffisamment structurée pour recourir aux contrats en alternance.

 

Plaisir de transmettre

C’est en 2014 qu’une première apprentie aromaticienne fait son entrée en CDI dans la manufacture parisienne. « Nous connaissions l’alternance et l’efficacité de cette filière : mon associé est passé par l’apprentissage », précise Jean LORCY.

Les deux dirigeants partagent aussi « le même plaisir de transmettre leur savoir ». Les jeunes apprennent leur métier (aromaticiens, graphistes, commerciaux…) grâce à de vraies missions que leur confient leurs directeurs.

 

Licence professionnelle

« En deux ans, j’ai grandi. Nous sommes considérés comme des salariés et pas comme des stagiaires. On nous responsabilise », témoigne Paloma, 22 ans, entrée chez FUU en septembre 2016 pour préparer une licence professionnelle de commerce international et marketing, suivie d’un master.

Mais il faut s’accrocher. « Ma licence pro ne pouvait s’effectuer qu’en alternance, j’ai donc été soutenue par la fac et j’ai eu la chance d’être suivie par une coordinatrice hyperactive, ce qui n’est pas le cas pour tous les alternants. »

Celle-ci est venue dans l’entreprise pour voir comment s’organisait l’alternance sur le lieu de travail. Elle a aidé Paloma à planifier son année entre ses cours à l’université et son travail de commerciale à l’export auprès des deux dirigeants (2 jours en cours et 3 jours en entreprise).

 

Dégager deux jours de travail

« En master, c’est plus difficile car l’alternance n’est pas obligatoire. Nous ne sommes que 4 ou 5 alternants sur 50 étudiants. Les enseignants ne savent pas qui est en alternance et qui ne l’est pas. » La jeune femme n’a pu compter que sur elle-même et ses deux employeurs pour réussir sa première année de master en alternance (3 jours en cours et 2 jours en entreprise cette fois-ci).

« Les étudiants s’organisent eux-mêmes avec leur employeur pour dégager les deux jours de travail. C’est assez lourd, il faut souvent préparer ses cours à l’avance. »

 

Piloter de vrais projets

Mais le jeu en vaut la chandelle. Paloma a piloté de vrais projets, comme l’organisation d’un concours visant à promouvoir une marque dans 70 boutiques en franchise. *

« J’ai choisi le prestataire chargé de concevoir un jeu de grattage, géré les relations avec le graphiste, négocié le prix de l’enceinte bluetooth, le cadeau décerné au gagnant, etc. » Elle a pu tester plusieurs activités ce qui va lui permettre d’affiner son choix professionnel à l’issue de sa deuxième année de master.

 

Du management

Pour Jean LORCY, encadrer des alternants n’est « pas une surcharge de travail », mais « du management ». Et « quand on les corrige, ils apprennent le métier ». D’où l’importance de la phase de sélection du jeune. « Ce qui compte avant tout c’est son envie d’apprendre, son enthousiasme, sa motivation. »

L’entreprise les recrute via Pôle emploi, le groupe L’Etudiant et par le bouche-à-oreille. C’est ainsi que Paloma a trouvé son contrat en alternance chez FUU : une de ses amies y effectuait son apprentissage de graphiste et l’a informée qu’un poste de commercial en alternance était disponible.

 

Un accompagnement bénéfique

L’accompagnement du Forco a été bénéfique pour l’entreprise de manière générale. « J’ai mis du temps à comprendre ses missions mais quand j’ai découvert que grâce à mon Opca je pouvais former « gratuitement » mes salariés, j’en ai profité », déclare Jean LORCY.

Par contre, il privilégie le contrat d’apprentissage par rapport au contrat de professionnalisation pour recruter les jeunes car « les coûts forfaitaires pris en charge dans ce cadre par le Forco sont inférieurs aux coûts du marché. Nombre d’organismes de formation privés « sur-facturent  leurs formations » et le reste à charge pour l’entreprise est de 3 000 à 5 000 euros par jeune ».

 

La manufacture Fuu - Paris Vape en bref

- Fabricant français d'e-liquides, de bases DIY et de concentrés, de cigarettes électroniques et d’accessoires de vape, créé en 2012 dans le 19ème arrondissement de Paris.

- 25 salariés, dont 22 CDI.

- 7 alternants en 2018 : 4 apprentis et 3 contrats de professionnalisation.

 

 

le Forco est sur Twitter, retrouvez nos infos, nos actus et bien plus encore...

Suivez-nous sur Twitter